
Pour ceux qui n'ont pas lu cette série (devenu un classique de la SF) de Orson Scott Card, auréolée des prix Hugo et Nebula pour son premier tome de 1985, la stratégie Ender, en Anglais Ender'Game, voici un court résumé de l'histoire.
Dans un avenir relativement proche, l'espèce humaine mène une guerre totale et désespérée contre la seule espèce extra-terrestre connue : les Doryphores. Les deux espèces disposent du voyage spatial mais sont limitées par les lois de la physique relativiste.
Bien que l'humanité ait acquis de nouvelles technologies inconnues de leurs adversaires, les Doryphores détiennent une supériorité numérique écrasante, due à leur implantation dans plus de 80 systèmes de la galaxie.
A la suite d'une invasion avortée des Dorypohres, grâce à un coup de génie d'un obscur général qui remarqua que ceux-là fonctionnaient comme des fourmis et qui détruisit le vaisseau-mère de la reine et par là même toute la flotte adverse, pour tenter de renverser l'avantage, une école de guerre spatiale forme des enfants à devenir des officiers émérites.
Andrew Wiggin, surnommé Ender par sa soeur Valentine, est un troisième, c'est-à-dire un enfant dont l'existence est normalement interdite mais, ici, voulue par les autorités, dans la volonté que ce dernier regroupe les qualités sans les défauts des deux aînées. Suivi par le colonel Graff, commandant de l'école de guerre. Ender y est enrôlé et gravit les échelons avec une rapidité stupéfiante : le roman suit son évolution dans l'école, et ses progrès fulgurants en matière de commandement, stratégie et tactique, tout comme la façon dont il est manipulé par les autorités militaires.
Le reste s'adresse à ceux qui ont déjà lu les cycles d'ender et de l'ombre.
Je me présente, mon nom est Peter Wiggin, l'Hégémon.
Peter est l'aîné et le grand frère de Valentine et d'Ender. Quelque peu trop violent et cynique, dans sa jeunesse du moins, il n'est pas retenu par le programme visant à découvrir et à éduquer un susceptible sauveur de l'humanité. Son orgueil s'en voit fortement touché lorsque qu'à la suite de sa soeur, non retenue car trop tendre et trop "gentille", son petit frère, un troisième, est intégré dans l'école de commandement. Il se voue plus tard à la politique à l'aide du personnage pseudonyme de Locke par "internet" interposé et de son adversaire Demosthène qui n'est rien d'autre que sa soeur dont les propos sont régis par Peter lui-même. Son désir de puissance et surtout de pouvoir, mêlé à une volonté inconsciente de se distinguer devant le monde pour recueillir la fierté de ses parents et pour assouvir autant ses talents, que son ego et ses rêves, Peter suivra le chemin qui le mènera à l'hégémonie d'un monde, libéré de la menace extra-terrestre et donc de l'Union Sacrée. Il se mettra finalement au service de l'humanité... Si Ender a sauvé la planète, sans le savoir, d'un risque d'invasion extérieure, Peter, lui, a préservé volontairement l'espèce humaine d'une autodestruction possible. Ce Peter très idéalisé que présente Scott Card existe réellement, tout comme Bean, le travailleur de l'ombre ; Graff, le révélateur de potentiel ; Petra, la dulcinée au grand coeur ; Thérésa, la mère protectrice ; Carlotta, la mère généreuse et enfant de Dieu ; Suriyawong, le patriote ; Anton, le bon scientifique... et à un degré nettement moindre Ender, le sauveur de l'humanité et premier "xénocidaire".
Moi, voyez-vous, je suis Peter, et je serais Hégémon...
